Pays membre de lOMC, la
Tunisie est le premier pays de la rive sud de la Méditerranée
à conclure un accord de partenariat et de coopération
avec lUnion Européenne dont la principale composante
est linstauration dune zone de libre échange.
Dans
cette perspective, la Tunisie a initié un important
programme de réformes qui a touché tous les
secteurs dactivités et ce afin dasseoir
les bases dune économie solide, diversifiée,
compétitive et capable de sadapter au nouvel
environnement international.
Ces
réformes de fond qui visent à éliminer
les distorsions entravant la libéralisation des initiatives,
ont concerné, tour à tour, les prix, le commerce,
la fiscalité, le système dincitation à
linvestissement, le secteur bancaire, le marché
boursier et des capitaux auxquels il faut ajouter la restructuration
des entreprises publiques et lengagement dun important
programme de privatisation et de réforme administrative.
Parallèlement,
un intérêt particulier a été accordé
à la question de la promotion des ressources humaines,
à travers la réforme du système éducatif
et celui de la formation professionnelle, ce qui est de nature
à réunir les conditions de réussite du
programme de mise à niveau globale de léconomie,
daméliorer la productivité et de faire
face à la concurrence extérieure dans les meilleures
conditions possibles.
La
persévérance sur la voie des réformes
a permis à la Tunisie de réaliser dimportants
acquis que ce soit sur le front économique ou sur le
front social.
Au
plan économique, la Tunisie a pu franchir au cours
des premières années dexécution
du Neuvième plan 1996-2001 de nouvelles avancées
significatives sur la voie de la stabilisation du cadre macro-économique
enregistrant des résultats encourageants notamment
grâce à :
la
réalisation dune croissance soutenue du PIB au
taux moyen de 5.8% (Source : Institut National des Statistiques)
à prix constants pour les quatre premières années
dexécution du Neuvième plan de développement
économique (1997-2001) à laquelle la productivité
globale des facteurs a contribué pour plus du tiers
et ce dans un contexte marqué par la maîtrise
de linflation qui a été ramenée
à 2.9% en 2000.
La
progression de linvestissement à un rythme soutenu
de 13.5% par an ce qui a permis de porter le taux dinvestissement
de 23.2% du PIB en 1996 à 26.4% en 2001 et le taux
dépargne à 23.7% en 1996 et à 25.5,%
du PNB en 2001. (Source : ministère du Développement
économique)
Lamélioration
des équilibres financiers extérieurs à
travers la réduction du déficit courant dont
le taux sest limité en 2000 à 2.9% du
PIB.
La
baisse du taux dendettement entre 1996 et 2001 de 50.5%
à 48.9% (Source : ministère du Développement
économique)
La préservation des
équilibres financiers intérieurs avec une maîtrise
du déficit budgétaire qui sest limité
à une moyenne de 3% du PIB par an et ce malgré
limpact du programme de démantèlement
tarifaire qui a occasionné une moins-value de 470 Millions
de Dinars au terme de lannée 1999.